LA RÉVOLUTION

Lorsque on vit sur une terre assiégée depuis si longtemps, on ne fait pas de politique, on fait la RÉVOLUTION.

Mais dès que nous prononçons le mot « RÉVOLUTION », la première pensée qui vient à l’esprit est la violence. Pourtant, la violence n’est qu’un des nombreux aspects de ce processus qu’est la révolution. C’est ainsi que nombre de nos leaders ont préférés opposer la NON VIOLENCE,  à la violence extrême du système de domination en place. Mais beaucoup prirent conscience, et souvent bien trop tard, que la non violence n’a aucune prise sur un peuple dont la fondation culturelle originelle, est et demeure la haine de l’espèce humaine, et en particulier de son guide.

LA VIOLENCE BRUTE

Quoi de plus compréhensible que certaines de nos sœurs et frères démunies et désemparées, n’ont pour seule arme que la violence verbale. Quand pour d’autres cela est devenu si insoutenable que la violence physique est la seule réponse immédiate, pour dissiper le trop plein de frustrations accumulées, à travers les siècles d’assujettissement. Même si tant est que, par la force des choses et du système répressif auquel nous astreint l’ennemi, la violence s’impose à nous comme ultime moyen de sauvegarder notre intégrité, celle d’un peuple toujours en danger d’extermination, cette forme de violence brute ne doit pas être notre premier recours.

SE FAIRE VIOLENCE

Des balles à blanc

Et si violence il y a, la toute première doit-être celle que nous devons nous imposer à nous-mêmes. Car se faire violence implique de développer une stratégique capable de remettre en question des générations et des générations d’aliénation. Une stratégie telle, qu’à elle seule elle peut inverser les mécanismes stériles et régressifs que nous inflige notre mentalité. Mentalité dont le seul à tirer profit, est celui-là même que nous combattons encore avec des balles à blanc. C’est avec une rare violence tranquille, mais sertie de fermeté que nous devons défaire toutes les scellées que plusieurs siècles de division et de conditionnement ont implantées, presque jusque dans notre ADN. C’est contre notre mentalité et non contre l’ennemi que nous devons mener bataille. Aussi quand viendra le temps d’ôter le cran de sureté, nous cesserons de combattre avec des balles à blanc.

LE SYNDROME DU PARADOXE NOIR

L’exposition assidue à un tel système d’exploitation coloniale, esclavagiste et raciste, à produit en nous un syndrome bien plus puissant que celui de Stockholm, LE SYNDROME DU PARADOXE NOIR et ses différentes formes de NÉGROSES.
Syndrome provoquée par une aliénation si profonde que ses séquelles produisent une inertie telle qu’il est presque impossible, pour la femme et l’homme Noires, de s’en défaire définitivement.

Négrose définition

RÉVOLUTION INTÉRIEURE

Agir de l'intérieur

Ce faisant pour opérer notre révolution, il n’est nul besoin de faire du bruit. Cette révolution est tout d’abord un processus intérieur qui s’opère dans le silence de nos réflexions. Selon une stratégie bien définie dont la seule arme est LA PRISE DE CONSCIENCE, pour se réapproprier les attributs qui font défaut à nos mécanismes d’autodéfense naturels. Ce faisant, une telle conscience ne peut s’épanouir avec assurance sans les bases solides que sont la spiritualité authentique du culte des ancêtres, l’histoire non falsifiée traduite par des chercheurs-es de bonne foie au service de l’humanité et une psychologie seine et exempt de tout complexe d’infériorité propre à modifier notre perception de nous-mêmes et de la réalité qui nous entoure.

Seules ses hauteurs permettront à notre conscience de nous hisser définitivement hors de portée de tout système de conditionnement et de division, visant à nous maintenir dans la même cycle d’exploitation que nos ancêtres.

QUEL EST NOTRE ENNEMI ?

Sinon nous-mêmes, depuis que le virus de l’aliénation a pleinement pris possession de nous. S’exprimant de manière si subtile, dans nos moindres gesticulations, qu’elle passe sous le radar de notre conscience. Elle agit, tel un programme autonome qui a besoin de peu d’entretien pour demeurer opérationnel. Un programme si puissant que nous-mêmes en sommes les promoteurs inconscients, du mal que nous nous infligeons. Toujours prêts à nous débattre dans la nasse, à vociférer les uns contre les autres, sans aucune chance d’échapper à notre prédateur historique.

Silencieuse, telle une sentinelle infranchissable qui veille sur la bonne marche du système en place, l’aliénation tue dans l’oeuf toute velléité révolutionnaire de sa victime. Depuis l’école de Jules ferry jusque dans ses moindres interstices médiatiques et bibliques, elle veille sans relâche à la pérennité de la suprématie blanche. Aussi l’aliénation est sans conteste votre amie le plus intime depuis que vous êtes devenu votre pire ennemi.

Ennemi

EXTRACTION

Tant que nous n’aurons pas extrait de notre structure mentale et spirituelle, le virus de l’aliénation, nous continuerons irrémédiablement à régresser, jusqu’à nous atrophier, nous éteindre, puis disparaître. Tant de peuples en ont déjà fait la tragique expérience, à commencer par nos soeurs et frères autochtones (“dit amérindiens”) qui furent pratiquement décimés au contact des Colons européens. Et vous continuez de croire béatement que notre ennemi historique a oublié de nous mettre sur sa liste ?

Nous en sommes là, parce que nous n’avons toujours pas compris les réels enjeux qui définissent à quel prix est notre survit sur terre. Entendez par survit celle de chaque Afro-descendant sur notre terre bien-aimée et sur terre tout simplement. Tandis que l’ennemi avance à pas de charge, où chacun de ses actes et déclarations ne sont pas anodins, mais suivent une stratégie implacable depuis longtemps définie par leurs pères et dont ils ne sont, tour à tour, que les dignes représentants et bourreaux.

UNE PLAIE BÉANTE

Alors, faire de la politique dans un pays sous perfusion, c’est tenter de soigner en surface une plaie qui ne guérit jamais. Et cette plaie traverse les générations. Telle est notre réelle problématique, nous devons enlever une fois pour toute le pansement et admettre que la plaie est toujours béante et pas près de guérir en persistant à donner des coups de sabres dans l’eau. Sinon, quoi que nous fassions, nous continuerons, pour les plus aliénés et de bonne foi, de nous fourvoyer, de nous corrompre, de nous souiller, de nous opposer, de nous trahir, en faisant le jeu de l’ennemi.

UTILISATEUR LAMBDA

Alors nous pouvons continuer, à bâton rompu, à débattre de qui sera le prochain sur un des sièges éjectables des institutions de la démoncratie occidentale. Mais ce n’est pas vous qui produisez les lois et donc ne pouvez jamais être aux réelles commandes du système. Toutes confessions et partis réunis, vous n’êtes que des utilisateurs lambda. Et les pouvoirs dont vous croyez être investis un temps, ne sont que des appâts, pensés et conçus par votre maître, pour leurrer les peuples assujettis.

Cet ennemi aux mille visages, change de masque à volonté, car il est en nous, autant et tant que nous sommes hors de nous. Le vrai combat n’est pas l’autre en vérité, mais celui que nous devons mener pour assainir notre mentalité et notre spiritualité de son histoire falsifiée. L’ennemi n’est pas le bouc-émissaire que l’on chercher en vain, afin de se complaire sans effort dans sa victimité. L’ennemi est cette part d’ignorance que nous cultivons derrière le mur de nos lamentations.

Ne te trompe pas d'ennemi.

Kem Fari
Maître Forgeron

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