QUI SIGNIFIE CE MOT, VIRILITÉ ?

Évidemment, la première image qui vient à l’esprit, est celle de l’attribut masculin, dans sa plus simple expression 😉. Mais considérer la virilité physique, comme le seul vecteur de la procréation, c’est la cantonner loin, très loin de la perception que cultivait nos ancêtres de la vallée du Nil jusque dans leur spiritualité. L’article suivant, intitulé; « Qui est le maître de votre virilité ? », va tenter d’aborder une réalité complètement passée sous silence, depuis l’abolition de l’esclavage. Faisant de l’esclave, sans transition, un « citoirien » LIBRE, passant du code noir à la charte dite des droits de l’homme, de bien meuble corvéable d’un système d’exploitation esclavagiste à colonie déguisée en démocratie, allez savoir…

Bonne lecture et bonne écoute sur CAB PHARMATECH.

UNE TRANSACTION COMMERCIALE

En ravissant violemment la liberté à sa victime, c’est aussi de ses attributs naturels dont l’agresseur prend pleinement possession. Ces attributs qui donnent au maître droit de vie ou de mort sur son esclave. D’où la notion de bien meuble et donc de propriété exclusive qui en découle. Aussi à l’abolition de l’esclavage, il y a eu transaction, sous la forme d’un dédommagement pécuniaire du maître, pour la perte subite de son principal moyen de production de richesse. Jusqu’à là, nous sommes dans un champ purement commercial. Un bien et un dédommagement pour le préjudice causé à son propriétaire.

LE CODE NOIR, OU LA MALÉDICTION DE COLBERT.

Le code noir est une abomination

Mais le bien dont nous parlons, est éminemment particulier, car il s’agit de femmes, des enfants et des hommes. Des être humains auxquels il à fallut, par maintes manipulations idéologiques et dégradantes, faire régresser physiquement, mentalement et spirituellement, jusqu’à l’état d’animal, dans la conscience collective des peuples de ces nations esclavagistes. Pour qu’ensuite il soit possible de les traiter en bien meuble dans un manuscrit à vocation juridique, “le code Noir”. À la lecture de ce document, détaché de toute d’empathie, une question s’impose au lecteur le plus averti. Quel esprit doué d’intelligence et emprunt d’une once d’humanité, a pu, après en avoir reçu l’ordre, se faire l’auteur d’une telle infamie ? Où l’esprit de la loi ne s’évertue pas, sans compromis, à promouvoir plus d’humanité et d’impartialité, pour rendre justice, mais au contraire dans une hypocrisie à peine masquée, tente d’exhorter le maître à moins d’inhumanité envers son esclave. Le code noir est une terrible malédiction...

TRANSFERT DE VIRILITÉ

À l’abolition de l’esclavage, le bien meuble qu’était l’esclave, à enfiler, sous les auspices de son ancien maître et au bénéfice de son nouveau maître, son costume d’être humain. Mais les attributs physiques, mentaux et spirituels qui caractérisaient son humanité authentique, ne lui ont été que très très partiellement restitués.

Aussi, à l’abolition de l’esclavage, il est un bien suprême, dont le transfert est passé complètement silence. Un bien immatériel, si puissant que sans lui, le mot liberté demeure une coquille vide pour l’esclave. Sans virilité point d’estime de soi que celui défini par son maître.

DOUBLE RÉTRIBUTION

C’est ainsi que le maître de la plantation, pour la perte de ses Nègres, fut dédommagé à deux titres;

1) Ce n’est pas d’un bien hors d’usage, inutile, ou bon à jeter au rebut dont il se séparait, mais se défaire définitivement, sans pouvoir la reconstituer, de toute sa force de production et mettre ainsi en péril tous les revenus financiers dont découlaient jusqu’alors le modèle économique de l’esclavage.

2) Outre ses nombreuses capacités, cette force de production avait subit une formation de plusieurs siècles, très poussée dans le domaine de l’aliénation, pour devenir cet ESCLAVE NATUREL COLONISÉ nécessaire à la bonne marche de la plantation. Un esclave mental et spirituel qui malgré les souffrances endurées demeure attaché à son maître et presque garant de l’ordre public et de la nouvelle république naissante.

L’esclave devenu physiquement « libre » en apparence, n’en demeurait pas moins, à titre mental et spirituel, toujours l’esclave au service d’un maître. Se traduisant par bien des avantages et peu de contraintes pour le nouveau maître. C’est ainsi que naquirent les nouveaux créoles, hier blancs dans la plantation, aujourd’hui nègre dans la colonie.

LA FEMME ET L'HOMME NOIRES

Aujourd’hui, la femme et l’homme Noires, sont toujours dans l’incapacités de recouvrer ce bien immatériel que procure la virilité à tout peuple normalement constitué. Ils ne peuvent accéder au complet potentiel de leur virilité, car l’aliénation parvient toujours à les astreint à résidence mentale et spirituelle. Malgré toutes les tribulations qu’ils ont endurées générations après générations, force est de constater que cet attribut manquant est l’élément rédhibitoire des ses multiples échecs à recouvrer sa propre liberté. Demeurant toujours, dans sa très forte majorité, émasculé mentalement et spirituellement, d’ou le manque de détermination réelle de la femme et de l’homme Noires, à recouvrer l’usage de cet attribut dont ils ont perdu depuis si longtemps l’usage et la pratique à produire des civilisations inégalables, comme par le passé.

Virilité

Kem Fari
Maître Forgeron

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